BONUS !!!

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« Nous, les sept membres de cette expédition présentés ci-dessous, prenons aujourd’hui notre clavier pour parachever ce portrait d’équipe. En effet, ce dernier ne serait pas complet sans la présentation de notre 8ème coéquipiers, spécialisé en communication scientifique et à l’origine de ce blog, Jonas Van de Voorde.

Le travail de Jonas ne fut pas une mince affaire, contrairement à ce qui pourrait paraître, et pas de tout repos non plus… Il a tout d’abord assisté à chacune des sessions de restitution du projet GeoRisCA, présentant aux différentes parties prenantes et en particulier aux autorités locales, les résultats de ces 4 années de recherche sur les georisques en Afrique Centrale. Il a aussi suivi tous les séminaires scientifiques et toutes les sessions de formation technique dispensés à nos partenaires, afin que ces derniers s’approprient les résultats et les méthodologies de recherche. Enfin, il a donné de sérieux coups de main dans le rush des préparatifs et n’a jamais hésité à se rendre sur le terrain à nos côtés pour encore mieux comprendre les problématiques étudiées.

Pour nous suivre, toujours armé de son appareil photo et de son ordinateur portable, il était levé avec les premiers et couché avec les derniers. Et étape cruciale, il a réussi à trouver dans chacun de nos agenda quelques minutes de disponibilité afin que nous lui détaillions nos activités. Biologiste de formation, il est parvenu à traduire les jargons scientifiques spécifiques à chacune de nos disciplines (séismologie, géologie, volcanologie, géodésie, anthropologie, géographie, géomorphologie, sciences sociales…) en un discours à la fois précis et compréhensible pour tous.

Jonas a réalisé un travail assidu, discret et efficace, avec beaucoup de sympathie, d’ouverture et d’enthousiasme. Nous avons tous beaucoup apprécié sa présence à nos côtés, et nous le remercions pour tout le travail accompli. Communiquer la Science n’est pas un exercice facile, mais c’est pourtant une étape essentielle à sa meilleure compréhension et diffusion au sein du grand public. »

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BONUS !!!

Fin de la mission !

Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin… La mission terminée, nous sommes chacun rentrés chez nous et nous devons maintenant lire la tonne de mails arrivés pendant notre absence 🙂

Cette remise des résultats de GeoRisCA aura finalement suscité de nombreuses questions et un grand intérêt de la part des parties prenantes, ce dont on ne peut que se réjouir. La meilleure récompense que nous puissions imaginer est que le fruit de notre travail soit maintenant récolté par nos partenaires et qu’il améliorera la gestion des risques naturels dans la région.

Alors que le projet GeoRisCA touche à sa fin (il se termine officiellement en février 2017), tous, aussi bien en Europe qu’en Afrique, espèrent que la collaboration continuera à travers de nouveaux projets !

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Fin de la mission !

Damien Delvaux – géologue

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Afin de vous familiariser avec les différents membres de la mission, nous avons décidé de nous présenter chacun notre tour et d’expliquer notre rôle dans le projet GeoRisCA. Le dernier à se présenter est Damien Delvaux, géologue au Musée royal de l’Afrique centrale.

« Des tremblements de terre touchent régulièrement le Burundi, le Rwanda et l’est de la RD Congo, causant des victimes et des dégâts aux infrastructures. Dans le cadre de GeoRisCA, je me suis focalisé sur ces risques sismiques et j’ai réalisé une carte reprenant tous les séismes répertoriés ces 60 dernières années dans la région. Cela a permis de délimiter différentes zones selon le niveau de l’aléa sismique, qui représente la probabilité d’avoir une accélération du sol dépassant un certain seuil sur une période donnée suite à un tremblement de terre. »

« On a pu ainsi montrer que la zone de rift du qui traverse la zone étudiée a un aléa sismique près de deux fois plus élevé que les évaluations précédentes. Selon la classification internationale, la partie nord de cette zone, qui comprend le massif volcanique des Virungas, a un niveau d’aléa modéré, alors que les parties centrales (sud du lac Kivu et région de Bukavu) et sud (dépression de la Rusizi et partie nord du lac Tanganyika) ont un aléa sismique élevé, comparable à celui qu’on trouve au centre de l’Italie. »

Damien Delvaux – géologue

Nicolas d’Oreye – physicien

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Afin de vous familiariser avec les différents membres de la mission, nous avons décidé de nous présenter chacun notre tour et d’expliquer notre rôle dans le projet GeoRisCA. Cette fois-ci, c’est au tour de Nicolas d’Oreye, physicien au Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg.

« Mon rôle dans le projet GeoRisCA était, d’une part, d’étudier les déformations du sol par satellite et, d’autre part, de maintenir le réseau de stations sismiques, GPS, infrasons, etc. que nous avons dans la région. Composé de 15 stations sismiques et de 15 stations GPS, ce réseau est un des plus denses d’Afrique et il a été développé au fil des projets antérieurs que nous avons menés dans la région. »

« Ces stations nous permettent d’étudier les déformations du sol et les séismes afin de décoder ainsi les signaux liés à la progression ou au déplacement du magma dans la croute terrestre. »

« Si l’objectif principal de la mission était la présentation et la remise des résultats de GeoRisCA, j’ai profité de notre passage ici pour installer une nouvelle station GPS permanente télémétrée à Bukavu et pour configurer quatre stations sismiques à Goma. Ces quatre stations pourront bientôt être déployées autour des volcans. »

Nicolas d’Oreye – physicien

Theodore Trefon – sciences sociales

bookAfin de vous familiariser avec les différents membres de la mission, nous avons décidé de nous présenter chacun notre tour et d’expliquer notre rôle dans le projet GeoRisCA. Cette fois-ci, c’est au tour de Theodore Trefon, chercheur en sciences sociales au Musée royal de l’Afrique centrale.

« Mon rôle dans le projet GeoRisCA était d’étudier la manière dont les risques naturels sont perçus par la population de Goma. J’ai ainsi publié le livre Précarité et bien-être à Goma avec Noël Kabuyaya, dans lequel la ville de Goma est racontée par sa population. Le livre présente douze récits de vie, basés sur des entretiens que nous avons eus avec des personnes provenant des ‘univers sociaux’ différents (un taxi-motard, une vendeuse de haricots au marché, le fameux tshukudeur, une femme d’affaire, etc.). »

« Plusieurs éléments ressortent de nos entretiens. Tout d’abord, la ville est perçue comme une ville de tous les dangers (éruptions volcaniques, insécurité, etc.), mais elle est également vue comme une ville d’opportunité et une ville d’avenir. »

« Un autre paradoxe est que les habitants font tout leur possible pour améliorer leur situation, mais ils sont également persuadés que la vie est prédestinée. Le bien et le mal viennent de Dieu. »

« Par rapport aux risques naturels ou politico-sécuritaires, un homme nous rappelle que ‘il y aura des morts, mais il y aura aussi les survivants’. »

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Noël Kabuyaya & Theodore Trefon
Theodore Trefon – sciences sociales

Caroline Michellier – géographe

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Afin de vous familiariser avec les différents membres de la mission, nous avons décidé de nous présenter chacun notre tour et d’expliquer notre rôle dans le projet GeoRisCA. Cette fois-ci, c’est au tour de Caroline Michellier, géographe au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren.

« Dans le cadre de GeoRisCA, j’ai réalisé des enquêtes démographiques à Bukavu et à Goma (RD Congo), en collaboration avec l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP-Bukavu) et l’Institut National de la Statistique (INS Sud-Kivu et INS Nord-Kivu). En effet, peu de données fiables et de qualité existaient à l’échelle de ces villes. Or, le dénombrement, la répartition et les caractéristiques socio-économiques de la population sont des données primordiales à l’évaluation de la vulnérabilité. »

enquete« À partir de ces enquêtes, à Bukavu comme à Goma, nous avons réalisé plusieurs types de cartes :

  • une carte de densité de population,
  • une carte de vulnérabilité, basée sur de nombreux critères (éducation, langues, religion, activités, revenus, caractéristiques de l’habitat et du mode de vie, etc.),
  • une carte de risque qui intègre les densités de population, leur degré de vulnérabilité et le niveau d’exposition aux glissements de terrain (pour Bukavu) ou aux éruptions volcaniques (pour Goma). »

« Notre étude a également permis de réaliser les cartes administratives (à l’échelle des communes et des quartiers) de ces deux villes, informations essentielles à la planification urbaine et à la gestion de crise. »

Caroline Michellier – géographe